mercredi 27 janvier 2010

La dernière chambre, de Laurence-Loutre Barbier








pour voir le texte en plus gros, cliquer dessus

Leïla Lovato,
extrait de la page ÉCRITS du Bloc-Notes de la MAPRA, février 2010

vendredi 15 janvier 2010

actualité de Leïla Lovato

* Elle lit
Lecture de poésies et correspondances de John Keats, en prélude à l'avant-première d'un film qui lui est consacré
Festival du Cinéma Brtitannique, Cinéma Le Zola, en collaboration avec la librairie "Lettres à croquer",
à Villeurbanne, samedi 30 janvier.


*
Elle est jouée
"Quelqu'un vient et ce n'est pas la mer", Fantaisie poétique avec orchestre de poche,
sera repris par le Collectif Arts Mobiles, en ouverture de la Fête du Livre jeunesse de Trévoux, le vendredi 22 janvier.

mercredi 13 janvier 2010

vernissage José Arcé - 5 février



l'occasion d'une visite non-guidée par les (H)

lundi 11 janvier 2010

Les (h) au Réverbère - textes

avant une nouvelle expérience en "confrontation" avec les oeuvres exposées à la Galerie Le Réverbère, retour en textes sur la table ronde spirite et littéraire que nous avons proposée en octobre dernier autour des photos de Delphine Balley.



les textes sont à télécharger là

jeudi 7 janvier 2010

une année explosive

c'est tout le mal que je nous souhaite...

samedi 19 décembre 2009

cadavre exquis

15.
- Touche pas ça Ray ! Lève tes mains que je les voie !
- Hadley ? Ça fait un bail. T'énerve pas, tu vois on est en famille. Et pose ton flingue avant de faire un trou dans le plafond.
- C'est pas dans le plafond que je vais faire un trou, mais dans ta tête qu'a besoin d'aération de toutes façons.
- Je prends mon chapeau et je te rejoins dehors, on va pas discuter devant Cissy et faire peur aux  gosses.
- Tu m'as déjà raconté ça et je t'ai attendu longtemps. Cette fois, Ray, on va en finir tout de suite.
BLAM !
Cette brave Cissy. Je l'avais jamais vu frapper un gars avec une poêle, maintenant je peux le dire : je préfère que ce soit pas moi qui ait reçu le coup sur le crâne. Hadley a ouvert les doigts, il a laissé tomber le flingue sur le sol, et comme il traînait pour le rejoindre, Cissy lui a remis un coup sur la tempe. Il s'est agenouillé devant elle, je me suis demandé s'il voulait embrasser ses escarpins, il a hésité un instant, puis il s'est allongé pour le compte.
- Il a pas dit bonjour, et il s'était même pas essuyé les pieds avant d'entrer, a conclu Cissy.
Alors là, après toutes ces années, j'ai retrouvé la parole, et je lui ai dit : « Bonjour Cissy, ça fait plaisir » et je suis allé frotter mes semelles sur le paillasson.

jeudi 17 décembre 2009

carbon(hic)


exposition de Marie-Françoise Prost-Manillier
et de Helga Stuber-Nicolas
dans le cadre de Sideways
du 14/01/2010 au 13/02/2010
galerie La Xina A.R.T...
C. Doctor Dou 4,bajos
08001 Barcelone/Espagne.
Tel/Fax:00 34 93 301 67 03
www.laxinaart.org



mardi 15 décembre 2009

c'est pas encore ça.....

il faut réduire les images ?

lundi 14 décembre 2009

cadavre exquis

14.
Je vais leur parler. Il faut que je leur parle. Il faut que je décolle cet énorme glaviau qui me bourre la gorge depuis si longtemps. A ne pas reconnaître le son de ma voix. Encore une fois ne saurai-je faire que seulement caresser le chien.?..... Ah, zut, c'est lui qui couvait mon chapeau ! "Apporte !"

cadavre exquis

13.
Il est revenu. Il est allé directement à la cuisine, a regardé sous la chaise, ne trouvant pas le chapeau, il ne s'y est pas assis.
Ma mère est restée sur le seuil de la porte. En tendant le bras, elle aurait pu le toucher. Elle ne l'a pas fait.

samedi 12 décembre 2009

l'homme au Fedora



Comunicar, Nuno Lopes-Silva (détail)

jeudi 10 décembre 2009

cadavre exquis

12.
Les retrouver tous les trois. Même si personne ne me parle. M'asseoir de nouveau, manger la soupe, m'attarder cette fois-ci à table jusqu'à avoir des fourmis dans les jambes. Jusqu'à ce qu'elle me déloge, ou jusqu'à ce qu'ils me parlent. Pour m'insulter même. Je vais réapparaître.

mardi 8 décembre 2009

cadavre exquis

11.
Les retrouver tous les trois, retrouver le chemin de cette fichue maison pour y récupérer mon couvre-chef… Parce que c’en est un. Parce qu’il couvre un chef, au cas où ma femme et mes gosses ne l’auraient pas remarqué. J’ai vendu ma voiture sans trop de douleur, mais l’idée de le perdre, lui, mon couvre-chef, m’est insupportable. Il me couvre, il me couve, il m’abrite. J’y fais des rêves, de drôles de rêves, c’est vrai, mais tous sont des rêves de revanche. Ils poussent sur ma tête comme des cheveux épineux pour les autres, et mon chapeau leur assure une protection et une chaleur digne d’une serre.

lundi 7 décembre 2009

cadavre exquis


10.
Elsa regarde son frère. Lui aussi ne mange jamais de fromage! Il est allergique!  Nourrisson, il ne tolérait pas le lait de sa mère. Un gros chagrin pour elle, un refus de maman très violent. Un enfant fragile, malingre toujours dans les jupes, rêveur, un ado à venir.  Pas simple.

cadavre exquis

9.
Je regarde mon frère, et ses manières. Sa raie. Au milieu du front, ses longs cheveux noirs. Ses grands yeux dévorant, c'est à lui que revient ce chapeau. Non. Oh Vince, viens, petit frère, fait la fille ! Tu es Dora, parce qu'adorable, et je suis mâle. Dora, je suis Delon, je porte le chapeau, la culotte et le sceptre. Ne m'aimes-tu pas ?

cadavre exquis

8.
Elsa regarde son frère. Il ressemble tellement au mec installé à table hier et si mutique. Je me demande s'il va revenir. Pas pour son chapeau non, mais peut-être pour dire un mot. Un seul. J'aimerais.

cadavre exquis

7. 
Je n'ai pas envie de me souvenir. Pendant longtemps après son départ, je me suis souvenue. j'ai ressassé comme on dit. Les rues où je l'avais suivi, les ruines du vieux quartier chinois, l'errance entre les grues, la perte presque. Et ses yeux à elle, l'autre, avec juste en dessous une bouche dévorante. Non, plus de souvenir, je dis. Reprendre le cours du soir. Et demain, me lever lavée de tout ça avant même la douche.

cadavre exquis

6. 
Je n'avais pas vu que Ray avait laissé son chapeau. C'est Elsa qui l'a remarqué. Et quand je l'ai vue jouer à la femme fatale, avec ce Fedora noir sur la tête, le passé m'est revenu en mémoire. Ce salaud de Ray, avec tout ce qu'il m'avait pris, tout ce qu'il me devait, il me ramenait juste ça. Et un Fedora en plus, comme pour me rappeler cette salope!

dimanche 6 décembre 2009

cadavre exquis

5.
Je suis minuscule. Je veux dire dans les yeux des femmes. Si petit que dans mon chapeau, je m'y perds. La langue, la raison, tout y passe et rien ne résiste. Si j'étais un géant, je prendrais leurs fesses dans mes mains. Elles seraient minuscules au creux de mes paumes et elles gigoteraient si bien. Un grand coup de pied à ce chat piteux qui miaule à mes pieds. Je suis un géant, le roi des mondes. Et les femmes, je les cajole.

cadavre exquis

4 -
Ben Chapeau. M'laisser là sous les culs. Rendez service. Et maintenant je poireaute. J'attends, qu'on me remarque. Eh, les filles, je suis sous la chaise ! Avec, pour seule compagnie, le chat. Les moutons gras de la cuisine. Les miettes. Eh les souillons, ramassez-moi !